Ils ont volé nos ombres

Jean-François Chabas

Talents Hauts

  • 18 octobre 2021

    Née d’un père irlandais (mort à la guerre) et d’une mère aborigène, Bagaa a grandi dans le bush australien. A 11 ans, cette jeune fille métisse perd l’unique parent qui lui reste.

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  • 4 mai 2021

    Un roman saisissant et nécessaire !

    « Ils ont volé nos ombres » est un roman percutant, dépeignant un fait historique trop peu dévoilé : la disparition d’une tribu entière.

    2020 : Bagaa, née d’une mère aborigène et d’un père irlandais décédé au front en France, nous raconte son histoire, ainsi que celle de la disparition de la tribu des Yawijibaya, alors qu’elle n’était qu’une enfant. Nous plongeons alors à sa suite en 1929, en Australie. Elle vit seule avec sa mère, dans la nature, éloignées des tribus par lesquelles elles sont rejetées, et des colons qui n’hésitent pas à réduire en esclavage ou de maltraiter les personnes de couleurs. Mais, alors qu’elle a à peine onze ans, Bagaa va se retrouver seule à la mort de sa mère, piquée par un coquillage au venin mortel. Suivant le conseil de sa mère de ne pas s’approcher des Hommes, elle décide de marcher vers le Nord. Nous suivons alors son périple, sa rencontre avec un chien sauvage, la cruauté des Hommes qu’elle observe à la volée, jusqu’à sa rencontre avec Wan, un marin de très grande taille. Il lui annonce qu’elle est le témoin que sa tribu cherchait : Bagaa est loin de s’imaginer qu’elle témoignera de leur disparition…

    Un roman saisissant qui nous montre l’arrivée des colons, alors que des centaines de tribus vivaient en paix jusqu’ici. Prenant les aborigènes pour des sauvages, les blancs les réduisent en esclavage, les maltraitent, les massacrent même, et enlèvent les plus jeunes pour leur inculquer leur langue, leurs traditions, eux qui se pensent supérieurs. Nous assistons donc à la détresse des tribus face aux Hommes qui saccagent leur environnement et s’approprient tout, mais également à la disparition de la tribu des Yawijibaya après le tournage d’un film sur leur mode de vie. Un roman passionnant et glaçant à la fois, puisqu’il relate des faits historiques – d’ailleurs, la tribu des Yawijibaya a véritablement existé, leur film et leur disparition également – que l’on aborde assez peu de nos jours, surtout en littérature de jeunesse.

    A partir de 14 ans !