• 3 avril 2016

    Voyage autour de l'exil

    On parle aujourd’hui d’immigration avec des chiffres et des pourcentages ; on évoque le cas des réfugiés à la manière de sociologues, de mathématiciens. On y ajoute des adjectifs péjoratifs, angoissants, inquiétants. On qualifie la situation d’urgente, d’alarmante, même. On parle frontières, mers, économie, travail, intégration. Les médias nous pulvérisent de reportages sombres. Nos esprits sont hantés par des images : des groupes, parqués sur des bateaux minuscules, transis de froid. Des masses informes, toujours en bande, qui se déplacent, comme à bout de force. Rarement dans nos têtes ne résonnent des prénoms, rarement ne se forment des visages humains…

    Dans ce recueil regroupant cinq romans, ce sont des voix d’enfants qui s’élèvent pour raconter le pire. À douze ans seulement, Reem a fui Alep en Syrie, avec sa famille.

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