Sophie P.

Mirage
19 avril 2016

Ça pourrait peut-être faire un film

« Mirage » est un en fait un road movie au Maroc, des confins de l'Atlas à Essaouira, du souk de Marrakech à Casablanca par une Américaine à la recherche de son mari volatilisé.
L'écriture est fluide, riche en rebondissements. Mais les rebondissements deviennent répétitifs. L'argent est omniprésent. On retrouve tout le côté américain : l'argent, la réussite, les clichés sur les pays et les préjugés sur les gens.
On se demande bien pourquoi cette femme recherche son mari qui l'a trahie, n'est pas attachant, est égoïste et directif, ... Que de dévouement pour une personne qui n'en vaut pas vraiment la peine.

Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles
11 avril 2016

Une amitié profonde née de la guerre

Roman épistolaire sans chapitre qui s'articule autour d'une correspondance entre deux femmes aux Etats Unis en 1943, dont les conjoints se sont enrôlés.
On découvre l'entraide, la solitude, l'amitié naissante, les coups durs, les malheurs, les incertitudes. Parmi des petites recettes de bonheur, il y a aussi des recettes de cuisine américaine pour tous les jours qui viennent adoucir les temps difficiles.
Une manière de connaitre la vie des civils américains pendant la IIème guerre mondiale.

Dans la maison de l'autre
8,10
11 avril 2016

Dans le pays des autres aussi...

Basé sur une histoire familiale, ce roman évoque la vie d'une famille anglaise qui a réquisitionné une villa allemande après la guerre. le militaire anglais convaincu de la fraternité a proposé aux propriétaires de partager la maison au lieu de les expulser. la paix est à construire dans le pays mais aussi au sein de la vie quotidienne.
On découvre toute la vie d'après-guerre : la misère, le froid, le manque de tout sauf de tabac et d'alcool, mais aussi les trafics en tout genre;
Seul bémol, dans une ville de la taille de Hambourg, on retrouve toujours les mêmes personnages (une dizaine) dans toutes les occasions et situations.

La tête de l'emploi
29 mars 2016

Triste Bernard

Roman d'apparence légère avec Bernard, 50 ans, banquier, marié. Une vie classique sans remous, sans difficulté non plus.
Jusqu'au jour où sa fille quitte la maison et laisse ses parents face à un vide à combler, son chef d'agence dévalorise son emploi et le replace au bas de l'échelle professionnelle, la séparation demandée par sa femme, ... pour Bernard, c'est trop! Pas armé pour de telles épreuves, il retourne vivre chez papa-maman sans se battre ni pour son emploi, ni pour sa femme, ni pour son logement.
Roman à plusieurs degrés, car c'est aussi une réflexion sur la société actuelle qui n'épargne personne, ni les jeunes, ni les quinquas/quadras, ni les seniors. Une société dans laquelle il faut se battre pour avoir une place et se battre encore pour la garder.

La Part des flammes

Héloïse d'Ormesson

22,00
25 mars 2016

Une tragédie méconnue

Qui connait l'incendie du bazar de la charité à Paris en 1897? peu de monde.
Evènement passé sous silence car il s'inscrit dans une période de progrès social et économique où la France brillait avec les expos universelles, la découverte du cinématographe, la fée électricité et le gaz. De plus, l'incendie a surtout couté la vie à des femmes et des enfants; êtres qui étaient relégués au second rang à cette époque.
Roman picaresque et romanesque, on s'attache vite aux différents personnages qu'ils soient de l'aristocratie ou du peuple. Belle peinture de la société de la fin du XIXème qui expose la condition féminine mais qui ne dévoile pas assez les droits des femmes.